Manque d’attractivité du centre de contrôle aérien de l’aéroport Félix Éboué – Question écrite au gouvernement n°21622

Question adressée à M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche.

M. Georges Patient attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur le centre de contrôle aérien de l’aéroport Félix Éboué de Cayenne, confronté depuis plusieurs années à un certain nombre de freins d’ordre technique et humain qui entravent sa gestion de l’espace aérien de la Guyane. Le centre a un cahier des charges qui dépasse celui d’une plateforme aéroportuaire classique. En sus des missions classiques d’un centre de contrôle aérien, il assure les services d’assistance et d’alerte au profit des usagers aéronautiques de la Guyane, le contrôle « en-route » et le contrôle d’approche sur un espace terrestre et océanique et agit en tant que « rescue coordination center » (RCC), c’est-à-dire qu’il est chargé des opérations de sauvetage ainsi que de leur coordination dans la zone. Cela représente une activité très importante dans un contexte de sous-effectif chronique. L’effectif actuel est amputé de 25 % du chiffre nominal officiel et Cayenne détient le record de nombre de nuitées effectuées. Cette situation inquiétante en termes de sécurité aérienne perdure en dépit de nombreuses alertes des agents qui revendiquent depuis des années des mesures effectives pour y remédier. Force est de constater que les réponses apportées par les instances compétentes sont insuffisantes au regard des difficultés. Les propositions portées par les agents pour rendre leur centre plus attractif, élément clé de son développement, doivent être prises en considération, à savoir : des mesures sociales fortes pour augmenter les effectifs et sédentariser le personnel, le passage de Cayenne en groupe de classification C au lieu de D pour tenir compte de l’activité CCR et la création d’un service de la navigation aérienne propre à la Guyane. Les négociations protocolaires de l’aviation civile, en cours, sont l’occasion de parvenir à un accord qui satisfasse les demandes légitimes des agents de ce centre. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour augmenter l’attractivité du centre de contrôle aérien de Cayenne et renforcer la sécurité aérienne en Guyane.

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