Congrès des élus départementaux et régionaux portant sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages sur le territoire de la Guyane.

Paris, le 15  juin 2011

Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d’abord à m’excuser, je ne suis  pas dans le département pour cause d’engagements pris de longue date. Je participe aujourd’hui  à un atelier sur la fiscalité locale dans le cadre du Congrès de l’Association des Communes et Collectivités d’Outre-Mer (ACCDOM) à Paris.

Néanmoins, le sujet abordé aujourd’hui me tient particulièrement à cœur. Je suis intervenu sur cette question à plusieurs reprises notamment au travers des textes législatifs, Grenelle I et Grenelle II.

J’ai fait un amendement lors du Grenelle I qui visait à « élaborer dans le délai fixé pour l’inventaire de la biodiversité une loi d’application générale relative à l’inventaire des espèces vivantes et des molécules, à l’enregistrement des brevets, à la gestion et à l’exploitation des ressources génétiques végétales et animales sur l’ensemble du territoire guyanais ».

La France ne disposant pas, comme la plupart des pays appartenant au bassin amazonien et des pays recelant une vaste forêt primaire en milieu tropical, d’une législation rassemblant les règles de connaissance, de gestion, et d’exploitation des ressources énergétiques, il était essentiel de mettre en place une réglementation qui oblige à soumettre à déclaration tout prélèvement de ressources naturelles.

En effet, trop de plantes, espèces animales et molécules à vertu cosmétique ou pharmaceutique sont découvertes sur notre territoire,  et en sortent pour être utilisées à des fins industrielles, sans aucune retombée pour le territoire. Des laboratoires déposent des brevets et prélèvent des produits amazoniens sans accord et sans partage des bénéfices avec les acteurs locaux. Il s’agit d’un véritable pillage de nos ressources qui a cours depuis plusieurs années dans la quasi-indifférence.

Notre voisin, le Brésil pour lutter contre ce biopiratage a mis en place une réglementation stricte et sévère qui considère l’exportation de végétaux comme un crime contre l’environnement.

C’est en ces mots que j’ai  défendu mon amendement qui a été rejeté. Vous le constatez bien cet amendement est dans la même ligne que l’objet du Congrès. Je ne peux que souscrire à ces revendications et aux résolutions prises qui vont dans le sens d’une réelle protection et valorisation des ressources en vue de favoriser le « développement endogène » tant prôné par le Président de la République mais pas réellement encouragé.

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